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A propos de SMCCDI
L'Historique

Oct 28, 2003

La genèse d’une formation

Le "Comité de Coordination du Mouvement Estudiantin pour la Démocratie en Iran" (SMCCDI) ou plus communément nommé «Comité de Coordination» ou même «Mouvement Estudiantin» ou encore «Daneshjoo» a été fondé vers la fin de l’année 1376 du calendrier iranien (début 1997) par un groupe d’activistes politiques et d’étudiants croyant fermement aux valeurs nationalistes, citoyennes et laïques et déterminés à s’engager pour établir en Iran, un régime rationaliste et progressiste.

Cette Formation et ses membres, dès leur début, ont adopté comme ligne principale d’action fondée  sur « Le Franc Parlé » loin de toute forme de consensus quitte à être la cible des attaques momentanées des membres d’autres formations d’opposition qui semblaient alors avoir oublié leurs devoirs d’opposants pour s’enticher des Réformateurs inféodés au régime.

Le Comité de Coordination a ainsi débuté ses actions et notre Franc Parlé a sans doute grandement contribué à clarifier la situation, par les révélations sur des dossiers sensibles, pour recentrer le Mouvement Estudiantin et faire naître la Coordination Générale de l’ensemble des courants du Mouvement Estudiantin. Nous tenons à faire remarquer que malgré bien de sabotages dûs aux efforts des néo-opposants, des opportunistes politiques ou estudiantins et quelques journalistes dénués de toute éthique, notre formation a su mener avec succès ses activités en dehors des sentiers battus des systèmes traditionnels des mouvements estudiantins pour s’afficher et être reconnue aujourd’hui, aussi bien en Iran que sur la scène internationale, en tant que laboratoire d’idées et surtout de directives pour les actions de terrain.

Sans aucun doute, les nombreux articles écrits par le Comité et diffusés dans les média internationales, sur les abus des droits de l’homme en Iran, sur le besoin vital de la laïcité, sur l’Amérique, l’Israël ou bien encore sur le Terrorisme, ont contribué à la qualité des articles qu’écrivent les journalistes étrangers et ont contribué à l’équité de leurs points de vue et à la finesse de leurs analyses.

Les membres fondateurs du "Comité de Coordination" (SMCCDI) ont d’emblée pris leurs distances avec les différentes ailes du pouvoir, en contre-pied des autres formations d’opposition qui se laissaient courtiser d’une manière très ordinaire. D’emblée, nous étions convaincus que les Etudiants Iraniens constituaient en soi, une Force Motrice Puissante du Mouvement pour la Libération et pour la Démocratie en Iran et que tôt ou tard, après la déroute du fantasme des Réformes internes, après une auto-critique nécessaire et finalement à l’issue de la conceptualisation de la lutte généralisée et démocratique, le Mouvement Estudiantin serait à même d’attirer les autres acteurs sociaux sur le terrain et à les
entraîner dans la lutte active tant politique que sociale.

Ce concept qui a fait ses preuves dans bien d’autres pays était fondé
sur deux piliers. :

Premièrement :  Les étudiants appartiennent à une couche jeune, active, mobile, idéaliste, progressiste et dénuée de pensées négatives des générations antérieures.

Secundo  : Chacun porte en soi les pensées qui nourrissent la société où il vit, et chacun d’entre eux cristallise en lui les colères et les mécontentements profonds et souvent inexprimés de ceux qui l’entourent.


A cause de ces deux caractéristiques explosives,   à un moment précis,   Les  Etudiants peuvent s’unir, mus par les mêmes raisons et constituer un Mouvement Massif capable de mouvoir aussi bien les cercles académiques que l’ensemble de la société.

C’est pourquoi, il semblait nécessaire aux Fondateurs du Comité de Coordination, ainsi qu’à leurs membres de concentrer leur efforts sur les Etudiants et rien qu’eux. Tant il paraissait évident que nombre d’entre eux, par manque de moyens ou d’information ou pire de connaissances politiques étaient des proies faciles et sujettes à devenir un outil malléable entre les mains de certains clans du régime
ou pire encore ils risquaient d’être manipulés pour servir les ambitions personnelles de quelques uns. Il nous semblait alors comme une priorité de se concentrer pour leur apporter notre soutien moral et  les formations politiques adéquates.  L’importance stratégique de cette priorité se révèle comme une évidence quand on sait que le nombre des étudiants d’Iran dépasse le million.       

Tous, n’avaient évidemment pas une même opinion politique et pour arriver à cette véritable démocratie,  l’urgence était de promouvoir la pensée laïque progressiste pour mobiliser au-delà des divergences politiques, c’est à dire au-delà des cercles de gauche ou de droite. A ce propos, il nous a semblé strictement nécessaire de tirer des leçons constructives de chacun de nos échecs et même plus en amont du côté du bilan de la Confédération (Estudiantine Iranienne) et ce afin d’éviter leurs erreurs.

La Confédération dont les actions se sont finalement soldées par la victoire de Couches Réactionnaires et passéistes, hostiles à l’idée même du progrès.

C’est pourquoi, contrairement aux activistes estudiantins du passé qui cherchaient leur modèle parmi les pensées occidentales du XIXeme siècle ou au sein de la religion, le Comité de Coordination s'est appuyé sur des valeurs nationales et citoyennes, et recommande à ses membres d’en faire des priorités et aussi de préserver l’indépendance du Comité en évitant les alliances personnelles qui engageraient l’avenir du Comité avec un courant de pensée en particulier.

L’autre engagement pris a été de respecter le Mouvement Estudiantin qui par son ampleur et sa diversité ne peut être assimilé à une ou quelques personnes et leurs positions politiques. C’est pourquoi, il nous a semblé approprié d’éviter tout vedettariat et concentrer nos efforts sur la Formation politique seule garante d’un changement rapide en Iran et aussi pour que personne ne puisse récupérer cette lutte pour assouvir ses ambitions personnelles.

Par Ailleurs, Le Comité de Coordination et ses responsables, s’appuyant sur leurs propres expériences, les leçons de l’histoire et la raison cartésienne qui les anime, ont pu vérifier à maintes reprises l’irréformabilité de la République Islamique, autant par son aspect fasciste au service d’une idéologique théocratique que par sa structure oligarchique opaque et mafieuse qui est incapable de réagir avec
souplesse aux demandes populaires et de répondre à ces besoins, ni aujourd’hui et ni vraisemblablement pour les générations futures. Les droits de l’Homme, la liberté, l’égalité, le pluralisme, le progrès, la qualité de vie,ou encore la défense des intérêts nationaux dépassent leur entendement. C’est pourquoi dès le début, nous avons placé notre Franc Parlé en frontispice de notre Comité, dénonçant maintes et maintes fois la duplicité démagogique des politiques du regime de la République Islamique comme constituant des leurres à l’usage de l’opinion européenne pour se garantir une survie précaire au prix d’un lourd tribut : la République Islamique écrase chaque jour davantage les iraniens, les rendant égaux dans la pauvreté, laminés sous une même chape de problèmes et de douleurs, détruisant leurs capacités, soldant leurs richesses irremplaçables.

Et chaque jour supplémentaire de survie pour ce pouvoir précaire est synonyme pour l’Iran d’un pas de plus vers une pauvreté sans retour.

C’est dans ce contexte désespérant que les « analystes politiques », des « conférenciers », des politiciens « clairvoyants»  préconisaient de croire aux promesses des réformateurs internes au régime, prévoyaient la survie du régime, et en Iran et en dehors d’Iran, justifiaient par des raisonnements défiant tout critique la survie du régime théocratique.

Le Comité de Coordination et ses représentants n’ont jamais manqué de préciser dans les débats ou des interviews que l’Iran vivrait des heures décisives qui ne seront dues qu’à une «prise de conscience de masse» qui réglera le sort de ce régime réactionnaire autrement que par la molle approche consensuelle des Réformes. Nous avons depuis toujours préconisé que l’avenir de l’Iran devrait être décidé et dessiné par sa population à l’issue d’un suffrage universel au moyen d’un référendum populaire sous l’égide des nations unies.

Aussi, malgré une propagande assourdissante et des dépenses somptueuses des appareils de publicité du régime, de nombreuses fois, Le Comité de Coordination du Mouvement Estudiantin pour la Démocratie en Iran s’est déclaré confiant de la perte continue et inévitable de crédibilité et de la légitimité factice du régime parmi de nouvelles couches sociales à mesure que le régime s’obstine dans ses doctrines passéistes toujours plus en contradiction avec les réalités du monde. Nous avions prévu que la République Islamique finirait par devenir un poids mort, un péril pour le monde libre, pris en tenaille entre les pressions révolutionnaires de l’intérieur et les pressions internationales, elle finirait par imploser, s’effondrer comme une coquille vide et disparaître dans les décharges de l’histoire.

Malgré la résistance passive de certaines formations politiques ou estudiantines dépendantes du régime, malgré le scepticisme des naïfs acquis aux Réformateurs, malgré les efforts des politiciens et autres soi disant intellectuels iraniens, qui profitaient de cette anarchie et avaient fait de la défense des Réformes un fond de commerce, nous avons tenu bon répétant inlassablement notre point de vue, dans l’ensemble de nos écrits, analyses et déclarations. Les responsables du Comité ont dû reprendre le même discours sans faillir dans les émissions radiophoniques, dans les Chats, par écrits que nous diffusons sur notre site internet de Daneshjoo.org ou par notre mailing-liste : la République Islamique manipule ces opportunistes ou ces naïfs et profite grâce à leurs efforts d’un sursis inespéré et s’il le lui fallait, elle n’hésiterait pas à sacrifier ces pions dociles.

Parallèlement à ces efforts, le Comité de Coordination a précisé à plusieurs reprises que les formations politiques véritablement convaincues par des valeurs démocratiques et résolues de défendre les intérêts nationaux, se plaçaient de facto dans le camps opposé à la survie de la République Islamique. C’est pourquoi, il est nécessaire que les opposants au régime théocratique et à ses composants (les néo-religieux technocrates) précisent avec clarté leurs positions afin d’accélérer le mouvement, et évitant ainsi la perte de confiance des masses.

Il convient que ces formations se décident d’axer leurs activités politiques sur des concepts phares tels que la laïcité, la souveraineté nationale, le rationalisme et le progrès, qui englobent les demandes de nos compatriotes et peuvent nous conduire vers une Solidarité et une Unité élémentaire fondées sur des concepts précis afin d’organiser efficacement les forces nécessaires au renversement de ce régime et l’établissement d’un Gouvernement issu d’un suffrage universel.

Comme l’ont toujours déclaré dans leurs interventions, les membres du Comité de Coordination du Mouvement Estudiantin pour la Démocratie en Iran, il n’y a guère que deux approches possibles avec la République Islamique. Soit rejoindre l’Etat, se laisser inféoder et se rendre complice des crimes et de la corruption (solution qu’ont choisi les naïfs ou les Réformateurs), soit d’éviter tout remodelage ou de rafistolage du régime Islamic, afin d’oeuvrer pour faire disparaître le régime dans son ensemble et opter pour un changement institutionnel radical et c’est le chemin que nous avons choisi au sein du Comité de Coordination et nous continuerons jusqu’à ce que nous y parvenions.

Une des lignes d’action du Comité de Coordination a été d’informer les résistants actifs comme les simples mécontents,  pour leur faire réaliser ce qui les fédère: leur identité nationale et leurs revendications communes.

Il nous semblait que pour extirper les racines de ce mal, chacun avait besoin de se connaître soi même, de connaître ses propres besoins et finalement de reconnaître ses compagnons. C'est dans cette perspective que le concept de la Troisième Force a pris corps. Durant l'hiver 1378 (Janvier 2000), nous avons eu l'honneur de présenter à nos chers concitoyens, une analyse dont la conclusion était la "Genèse de la Troisième Force" et comme nous l'avions supposé en 2000, aujourd'hui, en 2003, il semblerait que de vastes pans de la société iranienne englobant les étudiants, les jeunes en général, et les opposants laïcs se reconnaissent comme faisant partie de la Troisième Force, pour avoir la même identité laïque et la même volonté pour y parvenir.

Autres faits qui ont leur importance en ce moment pour l'Iran sont les avancées technologiques de la communication et l'avènement du Village planétaire et on se rappelle de cette déclaration de Gorbatchev : "Si l'internet avait existé, jamais une dictature n'aurait duré pendant 70 ans en Russie". Convaincus de la place grandissante de cette technologie dans la vie sociale planétaire, les membres fondateurs de notre organisation se sont efforcés d'être présents dès le début de leurs activités sur le réseau internet et ont fondé, dès le soir du 9 Juillet 1999, le désormais incontournable www.Daneshjoo.org qui grâce à sa gigantesque mailing liste a la possibilité d'informer, en continu les étudiants en Iran, sur l'actualité qui leur fait défaut mais aussi, ce site est une source de documentation pour les politologues étrangers qui désirent se consacrer au sujet.

Le site de Daneshjoo ( littéralement : L' Etudiant ) a toujours pris le parti de publier ses propres points de vue, ses mots d'ordre et surtout de publier quotidiennement, une revue de presse complète sur l'Iran. Là encore, Daneshjoo fut un précurseur et cette initiative novatrice s'est avérée être un puissant levier d'action qui permit de :

Faire Libérer des activistes en captivité ou kidnappés, Coordination des manifestations, Obtenir la fermeture des bureaux de vote de la République Islamique à l'étranger, et surtout Obtenir des Réactions Officielles de Condamnation de la République Islamique par des Institutions Internationales.


Cette activité constructive du Comité sera maintenue jusqu'au renversement effectif de la République Islamique.


Quelques exemples des Actions de la Formation

Dès le début de ses activités, le Comité de Coordination et ses membres, ont pris la résolution : de concentrer leurs énergies sur la coordination des opposants pour combattre le Pouvoir Réactionnaire des mollahs & d' Informer les étudiants en Iran et les ONG sur la véritable situation en Iran.

Bien évidemment, il fallait d'abord dissiper les barrières de fumée entretenues par le puissant appareil de propagande de la République Islamique et conjointement par les publicitaires de compagnies pétrolières étrangères qui pillent les richesses de l’Iran avec le consentement intéressé de la République Islamique avant d'entreprendre une véritable activité politique.

Dès lors, les membres fondateurs de cette formation avaient en vue la nécessité primordiale d'une programmation méthodique pour une lutte à long terme qui supposait une Mobilisation de longue haleine, impossible sans une même identité fédératrice et sans le partage des informations.  Ce dernier point est devenu réel grâce à la participation bénévole des divers réseaux de média, des groupes de réflexion tant en Iran qu'en exil. Le soutien entier des radios et des télés par satellites émettant depuis l'étranger a été à l'origine du succès de cet aspect logistique de la programmation.


Diffusion des idées démocratiques, citoyennes et laïques;  Condamnation du totalitarisme et du terrorisme;  Encouragement du concept d'Unité et d'entente entre les forces politiques présentes en Iran ou en exil;   Organisation des débats sur les média audio-visuelles, tant iraniennes qu'étrangères telles que la CNN, la NPR, le KPFK;  Organisation de manifestations et de réunions dans ces mêmes cadres; Appels au Boycott des élections factices du régime;  Fédérer les couches populaires iraniennes pour obtenir leur soutien au Mouvement Estudiantin en Iran;   Collaboration active avec les ONG ( par ex. l'AFV ou l'ONU );  Organisations des Débats-Rencontres entre les activistes d'Iran et des hauts responsables des Institutions internationales;  Soutien aux étudiants en danger en Iran, et organisation de leur fuite vers l'étranger;  Obtention du statut de Réfugié pour ces transfuges en Europe et aux USA;  Organisation des débats et des rencontres entre les étudiants activistes d'Iran et ceux en exil;  Rencontres avec les personnages influents des états étrangers pour obtenir des gages de soutien au Mouvement Estudiantin;  Traduction et diffusion des lettres ouvertes des étudiants activistes de l’Iran pour fédérer l'opinion sur l'Iran ( par ex. la lettre de Batebi
qui a eu un vaste retentissement dans le monde );  Invitation sans precedente de personnalités américaines telles que Micheal Ledeen pour débattre en direct, sur paltalk, avec les étudiants iraniens, pour démontrer l'ouverture d'esprit des étudiants iraniens, mais aussi, la réalité d'une amitié entre nos deux peuples et surtout révéler à une échelle mondiale l'échec absolu de la politique de diabolisation des USA par le régime;  Encadrement intellectuel et Soutien de la Jeunesse et du Mouvement estudiantin ( avec plus de 60 participations militantes aux débats télévisés ou radiophoniques);  Publication des points de vue des formations politiques concernant la condamnation sans nuances du Terrorisme...

ce sont là quelques exemples des nos actions, durant ces six dernières années, qui ont permis à Daneshjoo.org de s'affirmer comme l'organe probe du Mouvement Estudiantin. Les étudiants iraniens n’en sont pas dupes et la section de la revue de presse en anglais de Daneshjoo.org a régulièrement enregistrée à elle seule, depuis son existence, plus de 10 millions de visiteurs par an
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