Encore une fois les fanatiques intégristes ont frappé. Ces brigades d'islamistes ultra-équipés ont signé un nouveau crime: deux bombes d'une très grande puissance ont explosé à Istanbul tuant et blessant plus de deux cents hommes, femmes ou enfants, des juifs d'origine turque réunis dans la plus grande synagogue d'Istanbul.
Ce nouveau massacre s'inscrit dans la longue suite d'actes terroristes parmi lesquels beaucoup ont été encouragés, financés ou exécutés par la république islamique. Attentats à la bombe ou mitraillages, les exemples abondent incriminant un état qui a ensanglanté les lieux de réunion de la communauté juive aussi bien dans divers pays d'Europe qu'en Argentine. Ces attentats impitoyables sont les présents de la république islamique qui à la veille de la révolution et afin d'assurer sa victoire n'hésita pas à condamner les issues de secours d'une salle de cinéma et brûler vif des centaines de spectateurs. Il y eut ensuite la prise d'otages à l'ambassade américaine à Téhéran qui fut la première d'une suite d'actions revendiquées ou louées par cet état : à Beyrouth, dans la Vallée de beqa, dans les rues de Paris, dans un restaurant à Berlin, dans les logements militaires des Tours Khobar à Dhahran en Arabie Saoudite et dans les villes et les transports urbains en Israël. Parallèlement à ces actions terroristes, la république islamique s'assurait des soutiens internationaux en tissant des liens commerciaux puissants. Ainsi les dirigeants islamiques ont pu constater une très nette régression du degré d'indignation des Etats Européens face à leurs actions terroristes à mesure que se consolidaient leurs relations commerciales avec ces états. Ces actions terroristes et les molles réactions suscitées n'ont été qu'un avant goût amère d'un cauchemar qui figea à jamais la date du 11 septembre 2001 et ouvrit une nouvelle phase de destructions et de carnages qui allaient endeuiller des milliers d’innocents à New York, puis au Kenya et au Bali où d'autres périrent aussi brûlés vifs. Ces destructions et ces carnages sont les produits des fantasmes ultra-obscurantistes et ultra-dogmatiques de groupuscules islamistes qui se présentent comme des Sauveurs ou des guerriers de la Révolution Islamique. Désormais on les trouve aussi en Irak ou en Afghanistan, à harceler sans répit les institutions internationales ou les Forces de la Coalition Anti-terroriste, pour tuer, propager le chaos sans égard pour les irakiens ou les afghans, sans aucun égard pour l'avenir de l'Irak ou de l'Afghanistan.
Le fondement idéologique de ces crimes est sans nul doute enraciné dans les actions et les convictions sanguinaires de cette oligarchie mafieuse qui sévit en Iran depuis un quart de siècle. Le peuple iranien reste sa principale victime. La répression des revendications populaires et la liquidation des richesses de l’Iran vont de concert avec l’instrumentalisation du Peuple Palestinien (et puis du Peuple Irakien) pour justifier le financement et le soutien logistique à des groupes de mercenaires et de terroristes. Par leurs intermédiaires, la République Islamique s'emploie à sacrifier toute chance de paix et à attaquer tout état qui menacerait leur survie ou même tout état qui pourrait servir d'exemple au peuple iranien habité par un rejet croissant pour ce totalitarisme fasciste et théocratique qui les anéantit et qu'il conteste rageusement.
Deux jours avant les attentats d'Istanbul, le guide suprême de la révolution islamique invitait dans le cadre du prêche du vendredi "ses prieurs" à être vigilants et les appelait à se méfier de la propagation des pensées occidentales qui constituent selon lui une menace pour la survie du Hezbollah en pouvoir en Iran. Il a à cette occasion exigé de l'ensemble des "croyants" de se liguer et montrer leur forte motivation lors de manifestations à caractère antisémites appelées "Journée internationale de Qods *".
La mobilisation exigée par le n°1 du régime islamique a pourtant débuté depuis un certain temps et chaque jour ce sont des dizaines de mercenaires de la république islamique qui transitent par les frontières iraniennes vers l'Irak pour provoquer enlisement du conflit en cours. Au mépris des intérêts des iraniens, le régime encourage les déplacements de ces "pèlerins" et feint l'impuissance: Hassan Rohani, Secrétaire du Conseil de Sécurité du régime, a déploré l'impuissance du régime à contrôler les frontières avec l'Irak .... C'est là hélas un exemple d'un modus operandi habituel de ce régime et de l'ensemble de ses dirigeants religieux qui tous ont trempé dans l'exécution d’un très grand nombre d'attentats et de crimes cités ci-dessus ou bien apporté leur soutien aux auteurs de ces crimes.
A titre d'exemple on peut citer l'attentat à la voiture piégée contre l'Association mutuelle israélite argentine (AMIA), qui a fait 85 morts le 18 juillet 1994 à Buenos Aires. A ce propos, nous déplorons l'hypocrisie du gouvernement britannique qui refuse de délivrer à la justice argentine Hadi Sleimanpour, l'ex-ambassadeur de la république islamique. Hadi Soleimanpour n'est autre que le gendre d'Anis Naccache, ce terroriste libanais coupable de l’assassinat des français à Paris le 18 Juillet 80 et que le gouvernement français libéra pour faciliter ses relations avec la république islamique. Hadi Soleimanpour, l'ex-ambassadeur de la république islamique en Argentine, a été un des principaux éléments dans l'attentat de l'AMIA et dans celui contre l'ambassade d'Israël à Buenos Aires qui avait fait 29 morts en 1992. Après son expulsion de ce pays, Soleimanpour reprend ses "activités diplomatiques" en tant qu'ambassadeur en Espagne, où il continue à organiser un réseau de terroristes libanais afin de préparer des attentats contre les juifs espagnols, attentats qui d'ailleurs ont fait quelques blessés. Le réseau est découvert et Soleimanpour expulsé à nouveau.
Les intérêts commerciaux que suscite l'Iran incitent les états européens à se montrer laxistes envers la république islamique malgré les faisceaux d'indices qui convergent vers cet état et le condamnent sans appel. Ainsi, la république fédérale d'Allemagne n'hésite pas à jouer les intermédiaires entre les groupes attachés au Hezbollah et les Israéliens qui désirent échanger des soldats captifs contre des terroristes qu'ils détiennent. Il est intéressant de noter que l'Allemagne n'a pas raté cette occasion pour faire libérer les "terroristes étrangers naturalisés iraniens" qui avaient assassiné des opposants iraniens au Restaurant "Mykonos " de Berlin.
Ce même pays, l'Allemagne, ne cesse de doper les débats sur ce choix contesté du Gouvernement Sharon dans le seul but de plaire aux mollahs, leur laissant carte blanche pour organiser au coeur même de Berlin, cette fameuse "Journée internationale de Qods", et ce sans tenir compte de ce qui se trama dans ce même ville et entraîna la Shoah, l'holocauste. Il faut croire que la politique de chantage et du terrorisme de la république islamique est bien rôdée et sa politique commerciale est sans faille. Preuve en est cette impunité qui est un encouragement qui dépasse le niveau des espérances de la république islamique. Et les états coupables de cette corruption sont récompensés par des mirobolants contrats qui dénigrent les intérêts actuels des iraniens et font planer le présage d'un sombre avenir sur l'ensemble du monde civilisé.
Ce danger est également favorisé par une politique de double langage de la diplomatie américaine qui à bien des égards affaiblit "la lutte contre le terrorisme". Si les futures élections présidentielles aux Etats-Unis ont motivé ce double langage, il en résulte un regain des activités terroristes, car cette politique est ressentie par les intéressés comme l'aveu d'un changement des priorités pour les Etats-Unis. De plus, une partie de l'opinion américaine est tentée de refouler la tragédie du 11 Septembre. Ces américains, sous une pression constante, sont tentés d'oublier ce qui a causé cette attaque et l'importance de ce qui a été accompli par leur Gouvernement depuis cette date. Ils demandent que les troupes engagées en Irak soient rapatriées et ignorent qu'un tel acte serait un recul dans la lutte contre le terrorisme et à long terme un facteur de déclin pour leur pays.
C'est au nom des étudiants iraniens et de la Troisième Force de l'Iran (opposée à la théocratie) que le "Comité de Coordination du Mouvement Estudiantin pour la Démocratie en Iran" condamne avec la plus grande fermeté le Double attentat contre la communauté juive d'Istanbul et réitère sa condamnation sans appel de cette longue suite de crimes contre l'humanité perpétuée par les mouvements terroristes tel que le Hezbollah, formation téléguidée par les mollahs de la république islamique. Nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles endeuillées les victimes de ce dernier acte de barbarie, à la nation turque et surtout à la communauté juive.
Notre comité réitère sa demande pour un boycott général et international de la Journée internationale de Qods. Nous exigeons que de telles manifestations qui encouragent la violence et la ségrégation soient le plus fermement combattues et interdites en particulier en Allemagne où la population garde encore les cicatrices du Nazisme. Nous nous adressons à l'Allemagne et ses autres alliés européens qui ne privilégient que les profits commerciaux pour les mettre sévèrement en garde. Leur politique spolie les intérêts du peuple iranien mais en protégeant la république islamique, elle subventionne indirectement les réseaux terroristes et par conséquent les attentats tels que ceux d'Istanbul.
Les iraniens ne sont pas dupes des politiques prétendument pro-palestiniennes de la république islamique. Ils savent que ce régime survit par la crise et le chaos et leurs slogans sont éloquents; ainsi s'adressent les manifestants au pouvoir despotique qui asservit notre nation: "Oublie un peu la Palestine, Pense à la situation ici !", "Mort aux Talibans, de Kabul à Téhéran", "Référendum, Référendum, Tel est le notre revendication". La pression est grande et explosent ça et là chaque jour de nouveaux affrontements opposant les forces de l'ordre à des mouvements populaires spontanés et les iraniens paient cher leur besoin de liberté.
Le "Comité de Coordination du Mouvement Estudiantin pour la Démocratie en Iran" condamne l'instrumentalisation du Peuple Palestinien par la république islamique. Nous formons le voeu d'une paix durable de leur futur pays avec la démocratie israélienne.
Pour combattre cette idéologie terroriste et ses concepteurs, pour combattre le Hezbollah, il faut détruire à la source les réseaux d'appuis logistiques et financiers de leurs activités. Nous déclarons solennellement que l'unique moyen de mettre fin à ce cycle infernal de la violence dans cette région est la disparition de la République Islamique. Aujourd'hui les grandes nations d'Europe ont le choix.
Les iraniens sont une nation pacifiste et leur voeu le plus cher est d'accéder à un régime 100% démocratique, 100% laïc, progressiste et responsable. Nous demandons votre soutien pour y accéder par la tenue d'un Référendum sous l'égide des institutions non-gouvernementales internationales.
C'est à vous aujourd'hui de choisir votre camps, sans double langage.
Soutenir les mouvements démocrates et laïcs en Iran !
Assainir le Moyen-Orient de la gangrène mortelle du terrorisme !
Vive la Liberté !
Vive la laïcité !
Vivat la Démocratie !
Le 17 Novembre 2003 (26 Aban 1382)
Le "Comité de Coordination du Mouvement Estudiantin pour la Démocratie en Iran"
*Chaque année, en vertu d’une coutume instaurée par l’Ayatollah Ruhallah Khomenei, aujourd’hui disparu, l’Iran consacre le dernier vendredi du Ramadan journée internationale d’Al-Qods [Jérusalem], afin de témoigner sa solidarité au peuple palestinien. Ali Akhbar Hashemi Rafsandjani, ancien président iranien et président du « comité pour la recherche des intérêts du Régime », a donné son sermon en l’honneur de la journée d’Al-Qods le 14 décembre 2001 à l’université de Téhéran, face à quelques milliers de fidèles. Au cours du sermon, il a évoqué le recours à l’arme nucléaire contre Israël.